Je ne t’écrirai plus

Lorsque je passe beaucoup de temps seule, j’ai une tendance à me perdre dans mes pensées. Je pense autant au bien qu’au mal. C’est une habitude qui mène souvent à des surdoses d’émotions et à une nécessité de me vider. C’est aussi une habitude qui m’a causé beaucoup de mal dans le passé.

Avant de venir à Glendon, j’avais la tendance de faire le vide en poignant les nerfs contre mes amis. Mes relations sont devenues plus tendues puisque je sortait TOUT mon négatif. À cause d’une telle crise, j’ai perdu une amie à qui je tenais beaucoup lors de mes premières semaines à Glendon. Quand quelque chose me dérangeait, je fixais dessus jusqu’à ce que le tout débordait. Ça sortait toujours par texte ou Facebook. Je n’avais pas le courage autrement.

J’ai passé une année à brailler pour mon amie perdue et à faire des trucs qui me semblait logique sur le coup pour me faire à croire que ce n’était pas moi qui avait gâché la relation. C’est très logique d’envoyer des messages pitoyable à la personne pour t’excuser une dizaine de fois au cours de l’année. Bravo Nadia. En plus, à part pour chialer, je n’en ai pas parlé à mes amis (ça parait que j’avais beaucoup appris).

Un an plus tard, j’ai fini par accepter la situation. Surtout puisque ça me blessait encore plus que mes amis de Glendon aie une impression négative de mon ancienne amie. J’ai aussi cherché à éviter une situation pareil dans le futur. J’ai commencé à chercher à mieux gérer mes émotions.

Je ne suis toujours pas très douée à les gérer. J’ai eu à prendre le temps de respirer et de relire ou repenser à ce que je vais dire lorsque je me sens mal. Les moments où je suis à mon plus bas, je le dis à mes amis, quand ils peuvent m’aider. J’ai appris qu’une amie qui m’écoute sincèrement et qui me dit d’arrêter d’être défaitiste m’aide beaucoup plus que mes messages dans le vide. Sinon, un peu de musique, un papier et un crayon permet à mon stress de disparaître.

Bientôt, ça fera 2 ans depuis cette chicane et je manque toujours mon amie. C’est un fait de la vie qu’on en perdra. Je m’attache à ses bêtes, mais je ne peux pas m’arrêter pour changer ce que j’ai fait non plus. Je peux cependant les remercier de loin pour avoir rendu ce bout de chemin plus agréable et de m’avoir aidé à m’améliorer pour ce qui reste de la route.

~Nad

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