Le problème avec les élections de l’AÉCG: entrevue avec Hugo Laprés-Chartrand

Aujourd’hui, j’ai eu la chance de discuter d’un sujet qui est peut être un peu plus sensible à Glendon, mais qui est hyper intéressant: les élection du conseil de l’AÉCG (Association Étudiante du Collège Glendon). Hugo s’est présenté pour le poste de Vice-Président Bilingue, mais avec une campagne hors de l’ordinaire. En fait, il n’en avait pas, mais ça raison n’en est pas une de paresse!

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Hugo et Bryan lors de Formal

Tu t’es présenté pour le poste de Vice-Président Bilingue, est-ce que tu peux me parler un peu de ta campagne?

Hugo: Absente. Je veux dire, j’ai fait une campagne sans mettre d’avant mes idées et sans poser des posters; j’essaie de voir où ce que ça peut aller.

Est-ce que tu penses que tu as des bonnes chances d’avoir le poste après n’avoir fait aucune campagne?

H: Étrangement oui. Il y a beaucoup de personnes qui viennent me voir pour me dire « Eh! J’ai voté pour toi! » Puis je trouve ça impressionnant de voir le nombre de personne qui vont aller voter pour quelqu’un sans même avoir une idée de la campagne de la personne.

Alors, pourquoi tu n’as pas fait campagne pour promouvoir tes idées? Surement ça te donnerait des meilleurs chances.

H: Oui, mais en même temps, ce que je veux voir en ce moment c’est une expérience social: voir à quel point les gens ont voté par amitié ou par popularité plutôt que de voir à quel point le monde vont voter pour les idées.Puis, ce que je suis en train de voir justement, c’est en train de fonctionner. On va le savoir lundi, mais jusqu’à maintenant, je trouve ça drôle.

Est-ce qu’il y a des gens qui sont venus te demander c’était quoi ta plateforme?

H: Quelques-un, mais je dirai qu’en grande majorité, les personnes sont venu me voir pour me féliciter et pour dire qu’ils allaient voter pour moi. La plupart du monde s’intéresse pas aux idées, mais s’intéresse plus à l’individu, ce que je trouve bizarre pour une université.

Qu’est-ce que tu penses que ça pourrait dire à propos des étudiants? Qu’est-ce qui pourrait en sortir au niveau du conseil étudiant?

H: Je pense, justement,  qu’il y a un manque d’initiative du conseil étudiant et un manque de changement au fur et à mesure que les années arrivent. Je penses que ça se démontre surtout par le fait que ce sont des concours de popularité, puis justement que les gens s’intéresse moins aux idées que les gens veulent apporter comme changement à l’école. Surtout, ce que je trouve plus étrange, c’est que j’ai vu plusieurs campagnes qui ont été posté par d’autres candidats récemment où est-ce que ça confirme un peu mon idée que les personnes font des campagnes par rapport à l’amitié et aux personnes à-l’entour d’eux sans pour autant faire des campagnes liées aux idées et au changement. Ça renforce mon idée de dire que Glendon c’est un concours de popularité pour arriver à être dans l’association étudiante, l’AÉCG- la GCSU en anglais. Donc, c’est vraiment pour ça que je me bat.

Si tu te fais élire, théoriquement, qu’est-ce que tu ferais pour changer ça?

H: Premièrement, je ne sais pas si je suis la bonne personne pour représenter Glendon parce que finalement, au bout du compte, les gens ont voté pour moi par popularité si je me fais élire et non pour mes idées, donc, j’aimerai voir si ce serait possible de refaire un vote, mais un vote de confiance par rapport à chaque personne qui sont sur le conseil. C’est quelque chose qui serait important de voir si le monde veulent vraiment les personnes qui sont sur le conseil. Je veux dire, je trouve ça plate qu’une université se retrouve avec des concours de popularité, c’est quelque chose que j’ai vu au secondaire, mais que je ne m’attendais pas de revoir à l’université. Donc, j’aimerai promouvoir l’initiative étudiante.

Est-ce que tu penses que c’est juste à Glendon que ça se passe de même ou est-ce que tu penses qu’il y a quelque chose qui influe sur le fait que ça se passe à Glendon, si c’est seulement ici?

H: Lorsque je regarde les années dernières, Éric Desrochers avait fait campagne pour York University sur le campus Keele, puis il avait réussi quand même à avoir des voix. Pourtant ce n’était pas nécessairement un concours de popularité vu qu’Éric Desrochers n’est pas très connu à Keele. Donc, on voit des campagnes à Keele, vu que c’est plus gros, pour des raisons X, mais que c’est surtout les idées qui passent et qui vont grossir. Glendon, c’est tellement petit que j’ai l’impression que ça reste un concours de popularité.

Je penses qu’il y a un travail d’éducation à faire avec nos jeunes adultes pour faire en sorte qu’on aille plus d’éducation par rapport à c’est quoi la démocratie.On devrait inciter les gens à voter pour des idées et non des images. Moi, justement, je suis en train de montrer qu’on peut se faire élire très facilement. Ben, on va le voir, mais que c’est possible de se faire élire juste par image et sans plateforme. Mon adversaire, Mme Merveille a des idées, se bat pour ses idées et c’est quelque-chose d’impressionnant. Je ne comprend pas pourquoi les gens ne votent pas pour elle. Justement par le fait que c’est quelqu’un d’allumée, c’est quelqu’un qui a les capacités d’être sur le conseil étudiant, mais pourtant il y a des gens qui viennent me voir pour me dire qu’ils votent pour moi et ça je trouve ça… wow.

Effectivement, c’est une mentalité un peu surprenante de voir même si tu ne dis rien, juste par le simple fait d’être qui tu es et de connaitre qui tu connais, que tu vas te faire élire quand même… Même si tu ne reçois pas le poste, juste par la quantité de personnes qui ont voté pour toi, il y aura surement un somme assez importante.

Est-ce que tu vas garder le poste si tu le reçois?

H: Ce que j’aimerais faire premièrement, c’est un référendum pour voir si les personnes me veulent vraiment sur le conseil après avoir vu l’article. Je penses que les gens ont besoin d’être confronté justement au fait, si je me fais élire, que j’ai été élu par popularité et non par rapport à mes idées. Ensuite de voir si la population après avoir vu c’était quoi ma campagne et après avoir pris conscience qu’ils m’ont fait élire sans avoir mes idées, s’ils veulent toujours m’élire avec mes idées. Donc, c’est toujours par les étudiants et pour les étudiants. Il y a peut-être des personnes qui veulent vraiment m’avoir sur le conseil par rapport à qui je suis et ils pensent que je peux changer les choses, mais je n’ai pas dis personnellement ce que je voulait changer. Je ne pense pas que c’est très représentatif en ce moment de qui je suis.

Y-a-t’il autre chose que tu aimerais rajouter?

H: Lorsque je vois la politique une autre chose que j’ai remarqué, c’est beaucoup de copinage, d’amitiés qui rentrent en compte. J’ai pu observer d’un point de vu extérieur qu’il y avait des clans qui se formaient. Une pré-organisation du GCSU qui se formait où ce que les gens commençaient déjà à savoir qui est ce qui allait être sur le GCSU et qu’est-ce que je trouve réellement plate c’est que c’est pas représentatif. On se dit qu’on est dans une société où on passe par la démocratie, où que c’est les étudiants qui vont choisir qui ils veulent sur le conseil, mais pourtant les gens commencent déjà à faire des trucs de force et de commencer à se faire des amitiés pour faire passer quelqu’un. C’est plus par l’organisation en tant que telle qui choisi ses candidats puis, pour vrai, ça me répugne un peu de la politique à Glendon.

Est-ce que tu penses que ces liens d’amitiés et le fait que certains candidats sont élu que par popularité ça a un impact négatif sur l’AÉCG?

H: Oui, parce que lorsqu’on regarde certaines positions de l’AÉCG, depuis quelques années on a une rotation très rapide du nombre de personnes, puis on a vu l’année dernière 6 résignations? Donc, on voit que c’est des amis qui rentre dans l’AÉCG et lorsqu’un ami quitte, souvent un deuxième ami va quitter par la suite. C’est pas supposé être comme ça que ça fonctionne. Selon moi, une association étudiante doit être fait pour les étudiants et lorsqu’on décide de s’impliquer dans l’AÉCG, c’est dans le but d’améliorer la vie à Glendon.

Mon initiative lorsque j’ai faite ma campagne justement silencieuse et sans pousser ma plateforme, c’est dans le but de faire un changement à Glendon, qu’on voit les concours de popularité disparaître. Mon but, l’année prochaine, à la prochaine élection, c’est que ce soit fait pour et par les étudiants. Je pense qu’en ce moment, ce n’est pas ça: c’est des groupes d’individus qui s’amusent entre eux à faire une élection et il y a des pressions qui sont faits sur les candidats qu’on ne veut pas voir aussi.

Est-ce que tu penses que ces pression peuvent affecter la manière que les membres de l’AÉCG travaillent ensemble? Ce n’est pas un secret, il y a quand même des tensions entre certains membres, souvent à cause du fait qu’il y a des gens qui sont forcé de travailler ensemble malgré le fait qu’ils ne s’aiment pas trop ou qu’ils ont des petits problèmes personnels. Même si ça devrait être mis de côté, on dirait que ça persiste dans le bureau.

H: Honnêtement, j’aimerai ça qu’il y aie plus de tension parce que les tensions qu’on voit au bout du compte, ça démontre juste que ce n’est pas un seul groupe homogène qui s’écrit. On voit qu’il y a différents individus dans le milieu qui finissent par se faire élire, donc quand je vois des tensions, j’aimerai en voir plus en fait. Il n’y en a pas assez, si c’était vraiment fait par et pour les étudiants, ça devrait être un groupe qui se chicane beaucoup.

S’il y avait des étudiants de différents milieux, ça ferait un changement positif pour Glendon, parce que ça ferait en sorte qu’on aurait des idées différentes au sein du conseil. Là en ce moment, on voit 2 ou 3 groupes qui sont majoritaire qui applique des forces, mais selon moi, il n’est pas censé avoir 2-3 groupes: il serait supposé avoir 6 personnes de différents groupes, voir autant des athlètes que voir des fumeurs, que voir des artistes, que de voir des nerds (si je peut me le permettre des gens qui aiment étudier). Voir des groupes différents puis c’est ce qui va faire en sorte qu’on voit un changement à Glendon, que l’AÉCG va prospérer. Ce que je vois en ce moment dans l’AÉCG, c’est un groupe intrinsèque de personnes qui ont du leadership, qui sont tout le temps dans les activités de leadership, puis en tant que tel, on pourrait quasiment qualifier le groupe actuel sur l’AÉCG d’un groupe de politiciens, puis ce n’est pas censé être un groupe de politicien, moi ce que j’aimerait voir, c’est tous les milieux sur l’AÉCG.

~Nad

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